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Commentaires, opinions, éditoriaux

Commentaires

Vous l’avez dit!

Poème

Les cadenas de l’asile

Opinions

Le Mouvement Retrouvailles boycotté?

Trahir, c’est trahir les victimes

Éditoriaux

Les coeurs sec, Claude Charron

Un premier pas, Bernard Descôteaux

Orphelins deux fois, Bernard Descôteaux

Presse

Le Devoir (9 mars 1999)

Le protecteur du citoyen dénonce la conspiration État-Église-médecins

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Le Devoir 23 mars 2000

La Commission du droit du Canada prend position: justice devrait être faite aux orphelins de Duplessis

Journal Le Devoir 24 mars 2000
Des voix discordantes au sein de l’Église
Ce n’est pas assez, disent les orphelins

Un dossier qui progresse !

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Le Devoir (31 mars 1999) L’ex-ministre Lazure déplore l’attidude du gouvernement

*** Le journal de Montréal (4 juin 1999) Sondage Léger & Léger
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Le Devoir (4 novembre 1999) Pure invention ?

*** Le Devoir (12 novembre 1999) Que l’on rende justice aux orphelins de Duplessis Les jumelles Dionne dénoncent le gouvernement et le clergé

*** La revue Relations (avril 2000) Des chrétiens s’interrogent

Les points chauds du dossier

Le berceau des faux Anges du Québec Génocide Politique et religieux.

Dix ans après l’indemnisation reçue pour leur internement injustifié, les orphelins de Duplessis reprennent la lutte.

De la camisole à la cour

Sur le dossier médical de Lucien Landry, on peut lire «Enfant illégitime, sans foyer, placement impossible, arriération mentale, Q.I. 75». «Ai-je l’air de ça?» lance-t-il à la blague. Gesticulant devant un café, il raconte ses années de «débile». Lucien Landry a été interné à Mont-Providence jusque 1960, puis envoyé à Saint-Jean-de-Dieu, maintenant connu comme l’hôpital psychiatrique Louis-H.-Lafontaine. En 1962, l’adolescent de 19 ans invente une emplette et prend la fuite. Le jeune en cavale siège ensuite à l’aile jeunesse de la Chambre de commerce de Montréal, puis devient fonctionnaire au ministère de la Santé. Aujourd’hui à la retraite, l’ancien interné compte se rendre jusqu’en Cour Suprême pour défendre les orphelins qui n’ont pas eu sa chance.

Dans les années 1950, les communautés religieuses changent la vocation de leurs établissements pour recevoir des fonds supplémentaires de la part du gouvernement fédéral. Sous l’œil sévère de Maurice Duplessis, alors premier ministre provincial, les médecins se voient forcés de déclarer les enfants des orphelinats «débiles mentaux» ou «non éducables», les reléguant aux travaux forcés, s’ils n’arborent pas la camisole de force. En 1962, le rapport de la commission Bédard dresse un malheureux constat de la situation qui mène à la désinstitutionnalisation des établissements concernés. Des milliers de jeunes sont mis à la rue. Les orphelins sous le règne de Duplessis présentent des carences en éducation, manquent d’argent et de savoir-faire; ils vivent souvent de chèques mensuels de l’assistance sociale.

Une somme moyenne de 25 000 $ a été attribuée en 2001 à un «premier groupe», les orphelins de Duplessis qui ont été institutionnalisés, par le gouvernement péquiste de Bernard Landry. Pour toucher cette somme, ils devaient signer une quittance. Analphabètes ou peu éduqués pour la plupart, tous les orphelins, à l’exception d’un, ont apposé leurs initiales à une clause interdisant toute poursuite contre les gouvernements fédéral et provincial, les communautés religieuses et les médecins impliqués.
«Ma femme voulait l’argent, mais pas moi, lance Lionel Lambert, le seul orphelin ayant refusé l’indemnisation de 2001. J’aime pas ça, le monde croche. Je ne leur fais pas confiance.» Les autres, las de se battre devant la Justice, n’ont pas revendiqué davantage d’argent, trop heureux d’en être venus à un accord. «On était tannés, écœurés d’attendre. Beaucoup n’ont pas compris l’importance de leur geste en signant la demande d’indemnisation», regrette Lucien Landry.

 

Le Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis (C.O.O.I.D) a été créé en 1992 pour intenter un recours collectif contre le gouvernement. Le premier ministre péquiste Lucien Bouchard refuse de plonger dans le bain, au risque de s’y noyer. Mais son successeur, Bernard Landry, ose se tremper les pieds dans le tourbillon médiatique, après le plaidoyer de l’ancien psychiatre et ex-ministre péquiste Denis Lazure. «C’était une infamie, une opération indéfendable du gouvernement et des médecins de l’époque, commente Bernard Landry. J’ai donc décidé de clore le dossier.»

En 2001, la maigre somme a fait rager Lucien Landry, qui estime que «l’autre groupe», les orphelins victimes d’abus physiques ou sexuels dans le cadre de leur internat, n’a pas été considéré dans l’indemnisation. À cet effet, le gouvernement du Québec a annoncé, en décembre 2006, qu’il octroyait 15 000 $ aux quelque 1700 orphelins de Duplessis encore vivants. Le ministère actuel de l’Emploi et de la Solidarité sociale assure que le programme d’indemnisation des victimes d’abus est toujours en cours.

De la camisole à la cour

 

Comme méthode d’enquête, nous avons choisi d’analyser le contenu du rapport du protecteur du citoyen.  L’analyse se divise en deux parties, à savoir la critique externe ainsi que la critique interne.

Critique externe

C’est le 20 mars 1968 que le projet de loi sur le Protecteur du citoyen fut déposé à l’Assemblée Nationale et il entra en vigueur le 14 novembre 1968.

Le rôle du Protecteur du citoyen est de surveiller et de faire corriger les négligences, les erreurs, les injustices et les abus des ministères et organismes du gouvernement du Québec.  La commission de l’équité salariale, la commission de la protection de la langue française, la commission des normes du travail, le curateur public et le ministère de la santé et des services sociaux sont quelques-uns des organismes surveillés par le Protecteur du citoyen.  Il voit à la fois à protéger les droits de la personne et à corriger les dysfonctionnements tout en participant au renforcement de la démocratie.  Le protecteur du citoyen fait partie des Institutions Nationales reconnues par l’Assemblée générale des Nations Unies.   Institution et son personnel ne font pas partie de la fonction publique et sont indépendants du gouvernement.  La plupart de ses collaborateurs sont des spécialistes juridiques, des travailleurs sociaux ainsi que d’autres professionnels.

Le rapport du Protecteur du citoyen concernant les orphelins de Duplessis fut rédigé par Daniel Jacoby et s’adresse entre autres au gouvernement du Québec.  Le rôle de ce rapport consiste à rendre compte des plaintes qui ont été déposées par les orphelins de Duplessis.Au départ, sa diffusion très restreinte ne permettait pas au grand public d’y avoir accès.  Il était plutôt destiné aux gens concernés par l’histoire des orphelins de Duplessis. Par la suite, le document fut publié sur Internet et permis donc à toute personne s’intéressant à cette histoire de le consulter.

Le rapport du Protecteur du citoyen vise essentiellement à défendre ce que ces orphelins ont vécu (et les conséquences qu’ils en ont gardé aujourd’hui et justifier les poursuites et les plaintes ainsi que de mettre en branle un programme d’indemnisation et la forme que prendra celui-ci (par versement, en un paiement unique, sous forme de rentes, etc. …).

Le rapport du Protecteur du citoyen fut écrit le 22 janvier 1997, suite à l’histoire des orphelins de Duplessis ainsi qu’à leurs demandes et exigences à l’égard de l’Église et du gouvernement.

 

Critique interne

Le rapport commence d’abord par expliquer qui sont les orphelins de Duplessis ainsi que le contexte économique et social de la société de cette époque. Il enchaîne en expliquant également le contexte dans lequel ils ont vécu lors de leur internement. Il démontre ensuite les limites du système judiciaire actuel et fait une comparaison avec des situations semblables en dehors du Québec. Il termine en faisant des propositions en ce qui concerne les indemnisations ( qui devrait en bénéficier, etc.) et en ce qui concerne la forme que celles-ci devraient prendre.

Son objectif manifeste est de démontrer que ce que les orphelins ont vécu est injuste et qu’ils méritent des indemnisations. Il cherche également à démontrer la nécessité d’un règlement à l’amiable et essaie de trouver une issue au problème en faisant plusieurs propositions.

Le document ne se limite pas seulement à la situation des orphelins de Duplessis mais fait également des comparaisons avec les autres provinces où des gens (pas nécessairement des orphelins qui furent internés) ont demandé des indemnisations pour mauvais traitements et où ces demandes furent écoutées. Il parle beaucoup du Mont-Providence, au Québec, un endroit très important dans l’histoire des orphelins de Duplessis.

Présentation

Les enfants du Péché les bâtards les déchets, nom accepter par les gouvernements les religieux (es) et tous la société Québécoise

Le logo corriger présente un orphelins(es) sous le règne du dictateur et le sauveur le Nobles Maurice Duplessis avec la couronne donc les enfants née hors mariage sans la permission la complicité de deux diocèses de Québec et Montréal . 

cogo-cooid

Dans les années 40 et 50, les autorités religieuses, médicales et gouvernementales ont maintenu dans des institutions psychiatriques autour de 3,000 orphelins (environ) pour la plupart faussement étiquetés malades mentaux. Alors qu’un concordat existait entre l’Église et l’État, ils étaient internés au mépris de la loi et avec la complicité du corps médical. En institution ou sur les terres agricoles, la majorité des enfants ont servi de main d’oeuvre gratuite et un grand nombre d’entre eux ont subi des sévices corporels ou ont été exploités sexuellement. Coupés de toute instruction, ces enfants, devenus adolescents, ont facilement constitué une main d’oeuvre gratuite soit dans les fermes (d’où l’expression orphelins agricoles) soit dans les institutions elles-mêmes.Depuis 1992, le Comité des orphelins et des orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID) forme une organisation à but non lucratif détenant une charte du Québec et regroupant un nombre toujours croissant de membres ayant acquis la conscience de leur condition humaine liée à leur exclusion sociale.Le COOID travaille à ce que les orphelins et orphelines obtiennent justice et ainsi se sentent des adultes faisant partie intégrante de la société. Aujourd’hui, ils demandent réparation. Ayant suspendu leurs démarches au plan juridique, ils cherchent un règlement négocié, lequel, contrairement aux autres provinces canadiennes, retarde.HistoriqueIl a fallu la parution du Rapport de la Commission d’Étude des Hôpitaux Psychiatriques (1962), précédé d’un témoignage choc de Jean-Charles Pagé, Les fous crient au secours (Editions de l’homme, 1961), pour saisir la gravité de la situation dans laquelle se trouvaient non seulement le malade mental mais aussi l’orphelin dont le statut civil et médical lui était désormais associé.Cela fait plus de quarante ans, par exemple, qu’un Jean-Guy Labrosse s’acharne à crier le désarroi des siens Ses démarches furent peuplées d’embûches incommensurables. Or, c’est grâce à lui, à sa persévérance têtue, à sa débrouillardise effrontée qu’a pu naître ce rassemblement qui aujourd’hui arrive à nommer la « terreur du coupable ». C’est aussi sous son initiative qu’a été fondée l’Association des orphelins du Québec d’avant 1964″ dont les lettres patentes ont été enregistrées le 5 mars 1991 selon la Loi des compagnies. Jean-Guy Labrosse, Noël Flavien et Jean Messier en étaient les premiers administrateurs.Celle-ci, faut-il convenir, a été préparée, alimentée et précédée par une « Association des orphelins du Québec d’avant 1964 » qui a bel et bien existé. Ses lettres patentes ont été enregistrées le 5 mars 1991 selon la Loi des compagnies. Jean-Guy Labrosse, Noël Flavien et Jean Messier en étaient les premiers administrateurs.Toutefois, le 18 mai 1992, un nouveau regroupement d’orphelins sera connu sous le nom de Comité des orphelins et des orphelines institutionnalisé(es) de Duplessis (COOID). Depuis la parution du livre sur la vie d’Alice Quinton, témoignage écrit par la sociologue et écrivaine Pauline Gill, intitulé Les enfants de Duplessis (Libre expression, 1991) cette appellation « Enfants de Duplessis » donne aux membres de ce groupe une identité sociale qui les sortira de l’anonymat dans lequel ceux-ci étaient plongés depuis plus de trente ans. Voici la liste des membres fondateurs du premier conseil d’administration du C.O.O.I.D:

  Président : Hervé Bertrand    Vice-président: Réjean Hinse    Secrétaire: Lucien Landry    Trésorier: Guy-Marc Royal    Conseillère: Yvette Gascon    Conseiller: André Hamois    Conseiller: Martin Hurtubise    Conseiller: Jean-Guy Labrosse    Conseiller: Etienne Lapointe    Conseiller : André Martelli    Conseiller: Jean Messier    Conseiller : Jean-Guy Miron 
Après un mandat bien rempli, Hervé Bertrand se retire de la présidence et c’est Bruno Roy qui prend la relève. Ce dernier a été élu président en septembre 1995 et en est à son deuxième mandat. Malgré les difficultés rencontrées et à leur instar, il poursuit les objectifs établis par le président fondateur et les membres de sa première équipe.Une chose est sûre, même si le problème général des Orphelins de Duplessis en est un d’accès normal à la justice, leur volonté de poursuivre notre lutte est indéfectible. Oui, ils lutteront avec rage s’il le faut, contre l’oubli qui avilisse le sens même du mot justice. C’est leur « devoir de mémoire » comme dirait Primo Lévi. Que le gouvernement sache que ce devoir, ils l’accompliront jusqu’au bout de leurs forces.1. Il a respectivement publié Ma chienne de vie (1964), L’orphelin, esclave de notre monde (1978) et L’holocauste des orphelins (1983).

Présentation

Par l’existence de cette rubrique, nous voulons rectifier les points de vue et corriger les trop nombreuses affirmations erronnées qui circulent dans notre dossier dans le cadre d’un révisionnisme historique douteux. Les extraits que vous allez lire (sorte de rappel historique) ont la particularité d’appartenir aux années 40 et 50 et s’appuient sur des rapports, études, correspondance, articles ou livres de la même époque. Le commentaire des sociologues ou des historiens (regard plus scientifique) complète la rubrique. Pour la première fois, la population peut avoir accès à une information factuelle et rigoureuse.

L’histoire comme témoin: 
d’hier à aujourd’hui

1. L’Église: les valeurs de l’époque ou une force d’encadrement 
2.Les filles-mères: forcées d’abandonner leurs enfants 
3. L’orphelinat, l’asile ou la rue 
4. L’éducation: une priorité pour la société 
5. Le dévouement des religieuses 
6.Main d’oeuvre à bon marché 
7. Un milieu systémique de discrimination 
8. Un négociateur puissant: le cardinal Léger 
9. Détournement de subventions 
10. La charité… mystification capitaliste 
11. Gestes criminels et actes illégaux 
12. Les autorités savaient… 
13. Les chicanes féderales/-provinciales: 
soumission forcée ou complicité? 
14. De faux diagnostics? 
15. Les connaissances scientifiques de l’époque 
16. La reconnaissance des torts

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L’histoire comme témoin :

d’hier à aujourd’hui

L’État a trop d’enfants
pour être bon père.

Clémenceau, cité par
Maurice Duplessis
(Le Devoir, 17 mai 1944)

1. L’Église: une force d’encadrement ou les valeurs de l’époque

Pas celle d’aujourd’hui c’était des voleurs de vies recommenceras pas les erreur d’autre fois Québec veulent revenir a ses valeurs de religion qui a fait du mal dans tous les pays non aux valeurs et non aux voleurs de vies