Hymne de la Providence

JMJ : les Orphelins de Duplessis manifestent

Mise à jour le dimanche 21 juillet 2002, 18 h 31 .
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Rendez-vous à Toronto

« Chers amis, le pape âgé, comptant de nombreuses années derrière lui mais toujours jeune de coeur, répond à votre demande de bonheur avec des mots qui ne sont pas les siens. Ce sont des mots vieux de 2000 ans. […]. Vous découvrirez la voie du pardon et de la réconciliation dans un monde où règnent souvent la violence et la terreur. »
Jean-Paul II, lors de l’ouverture officielle de la JMJ, le 25 juillet 2002,
devant une foule de quelque 400 000 personnes

Le rendez-vous était lancé : la Ville reine attendait Jean-Paul II; il est arrivé le 23 juillet, pour son troisième périple au Canada, afin de présider la XVIIe Journée mondiale de la jeunesse, à laquelle étaient inscrites quelque 200 000 personnes, un nombre inférieur aux prévisions. C’est dans la ville la plus cosmopolite du Canada, dans une Amérique du Nord moins pieuse que les autres continents, que se tenait la première rencontre du genre dans un contexte « post 11 septembre » et après l’éclatement au grand jour de scandales sexuels qui ont secoué l’Église.

« Toronto, métropole à vocation cosmopolite, est prête à devenir pour une semaine la capitale mondiale de la jeunesse, le futur et l’espoir de l’Église et de l’humanité. »
Jean-Paul II (21 juillet 2002)

« Nous anticipons vivement le plaisir de dérouler le tapis rouge pour la visite de centaines de milliers de jeunes de toutes les régions du monde. Nous sommes sincèrement reconnaissants à l’égard de Sa Sainteté le pape Jean-Paul II, qui a bien voulu accorder cet honneur prestigieux à Toronto. »
Mike Harris, alors premier ministre de l’Ontario (août 2000)

Lors de ses voyages précédents en sol canadien, Jean-Paul II débordait de vitalité et avait le regard pétillant. Nombreux étaient ceux qui se demandaient quel contact nouerait ce pape, aujourd’hui fragile et fatigué, avec les jeunes. À en croire la réaction des jeunes devant leur aîné, il n’a pas déçu leurs attentes.

« Les jeunes, avec leur don d’intelligence et de cœur, sont l’avenir du monde. Ils portent aussi les marques d’une humanité qui, trop souvent, ne connaît ni
la paix ni la justice. »
Jean-Paul II, à son arrivée au Canada, le 23 juillet 2002

« Jean-Paul II, nous t’aimons », ont scandé plusieurs pèlerins lors de l’ouverture officielle de la JMJ.

Le pape, qui a démontré une vigueur surprenante malgré son état de santé, était présent lors de l’ouverture officielle de la JMJ, le 25 juillet, puis a également participé à la veillée de prières du samedi, qui a réuni un demi-million de pèlerins, au parc Downsview, situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Toronto. Jean-Paul II a aussi célébré la messe devant 800 000 personnes lors de la dernière journée de ce rendez-vous, qui se préparait depuis plusieurs mois. Pour la première fois devant une foule, Jean-Paul II a exprimé un « sentiment de tristesse et de honte » devant les actes de pédophilie commis par des prêtres. Mais son message a surtout porté sur l’engagement et la foi de ces « apôtres du troisième millénaire ».

« Vous êtes jeunes, le pape est âgé et un peu fatigué, mais le pape fait totalement siennes vos attentes et vos espérances. »
Jean-Paul II, lors de la messe de clôture, le 28 juillet 2002

« Le monde dont vous héritez est un monde qui a besoin d’être touché et guéri par la richesse de l’amour de Dieu. Le monde actuel a besoin de cet amour. Il a besoin que vous soyez le sel de la terre et la lumière du monde. »
Jean-Paul II, lors de la messe de clôture, le 28 juillet 2002

L’expérience des familles d’accueil

« De voir ces jeunes a été comme un souffle nouveau », confie Suzanne Fiset, qui fait partie des milliers de familles québécoises à avoir accueilli des pèlerins pendant quelques jours. Cette mère de famille se considère privilégiée d’avoir vécu une telle expérience. Accueillir deux jeunes Français « a été riche au niveau spirituel, bien sûr, mais aussi au niveau culturel et surtout humain ».

« Ils ont démontré une grande capacité d’amour, de partage, de respect, de curiosité sur notre pays, nos habitudes, notre peuple », enchaîne-t-elle. Ils ne sont pas des spécimens en voie de disparition, mais des jeunes déterminés à montrer leur foi, à le crier haut et fort et ils en sont très fiers. Ils sont vraiment beaux à voir! Un bel exemple pour nos enfants, un bel espoir pour un avenir meilleur », affirme cette croyante convaincue.

Un moment qui l’a marquée ? « Le rassemblement au stade olympique, où 35 000 jeunes étaient réunis, a été une belle façon de se sentir unis avec des gens de différents pays dans une même foi », se remémore-t-elle.« C’était magique ! Voir tous ces jeunes qui sont si croyants a été la preuve que Dieu est bien vivant parmi nous. » Réitérerait-elle l’expérience ? « Nous le referions n’importe quand ! », assure cette Lavalloise, qui entend bien rester en contact avec ses hôtes.

Une tradition annuelle

Thème cher à Jean-Paul II, la jeunesse a toujours été au centre de ses préoccupations, comme en témoignent de nombreux écrits et discours. Cet ancien enseignant qui aime le contact avec les jeunes a d’ailleurs multiplié les occasions de les rencontrer. En 1984, ils sont 350 000 à participer au Jubilé des jeunes, célébré à Rome dans le cadre de l’Année sainte de la rédemption. Un an plus tard, 250 000 jeunes se rassemblent à Rome à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse proclamée par l’ONU. Dans la foulée de ces deux événements, le pape lance l’idée d’une Journée mondiale de la jeunesse, qui réunit chaque année des catholiques de 18 à 35 ans, originaires de tous les continents, dans une grande célébration de la foi catholique.

« Ce sera une rencontre de prière, de partage, de dialogue, de joie. En un mot, une rencontre de vérité et de vie qui obtienne pour chacun et pour tous une paix agissante. Une rencontre qui vous rende constructeurs de formes de vie nouvelle plus expressives de l’homme de demain qui est déjà préfiguré sur vos visages. »
Jean-Paul II

En 1995, la Journée mondiale de la jeunesse a réuni trois millions de jeunes, la plus grande foule du pontificat de Jean-Paul II.

La tenue des JMJ a pour but de valoriser les jeunes, d’offrir une mondialisation au visage humain et de valoriser la solidarité et l’accueil des autres cultures. Célébrées le jour de la fête des Rameaux, elles sont célébrées chaque année dans les diocèses, le pape célébrant alors les Journées mondiales de la Jeunesse à Rome. Une fois par deux ans, cependant, l’événement prend une envergure internationale, se déroulant sur un autre continent que la fois précédente. L’événement s’articule autour d’un thème de réflexion proposé par le pape. À chacune de ces rencontres, le pape livre un message qui valorise l’amour, la solidarité, la jeunesse et le dynamisme.

Le prochain rendez-vous des jeunes catholiques se déroulera à Cologne, en Allemagne, en 2005, rompant ainsi avec la coutume de tenir un événement d’envergure internationale tous les deux ans.

Je n’avais jamais vu autant de jeunes répondre avec autant de joie et de dynamisme ! », se rappelle Marie-Christianne Hubert, qui n’en est pas à sa première Journée mondiale de la jeunesse.

Aujourd’hui coordonnatrice pour la région centre du diocèse de Montréal, elle était à Rome, au grand rassemblement du Jubilé de l’an 2000, en tant que participante. « Même s’il y avait des différences culturelles avec les jeunes des autres pays, j’ai découvert que la foi est universelle, que les vécus et les valeurs se ressemblent »,
a-t-elle constaté.

« Ça a renforcé mon engagement chrétien », dit celle qui a manifestement été changée par cet événement. Au point d’abandonner sa carrière dans une institution bancaire.

Plusieurs doutaient de la venue de Jean-Paul II à Toronto. Pas elle. Elle admire cet homme qui souffre, atteint entre autres de la maladie de Parkinson. « C’est un homme fatigué, malade, mais exemplaire. On se sent souvent à terre pour une migraine. Lui continue de travailler et d’assumer ses lourdes responsabilités. Il est fort et faible à la fois. C’est un tough ! », conclut-elle.

Jean-Paul II lors de la Journée
mondiale de la jeunesse de 2001
Villes hôtes des Journées
mondiales de la jeunesse :

1986 : Rome (Italie)
1987 : Buenos Aires (Argentine)
1988 : Rome (Italie) et autres villes
1989 : Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne)
1990 : Rome (Italie) et autres villes
1991 : Czestochowa (Pologne)
1992 : Rome (Italie) et autres villes
1993 : Denver (États-Unis)
1994 : Rome (Italie) et autres villes
1995 : Manille (Philippines)
1996 : Rome (Italie) et autres villes
1997 : Paris (France)
1998 : Rome (Italie) et autres villes
1999 : Rome (Italie) et autres villes
2000 : Rome (Italie)
2001 : Rome (Italie) et autres villes
2002 : Toronto (Canada)
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Une vingtaine de membres du regroupement des Orphelins de Duplessis ont profité de la Grande Messe des nations, au parc du Mont-Royal, à Montréal, pour sensibiliser à leur cause les jeunes qui vont participer à la Journée mondiale de la jeunesse.

Les manifestants distribuaient notamment de la documentation décrivant ce qu’ils ont vécu et dénonçant le clergé et le gouvernement du Québec.

Les Orphelins de Duplessis affirment avoir subi des abus sexuels et physiques de la part du clergé au cours des années 1940 et 1950. Ils réclament toujours des excuses de l’Église catholique. Ils se joindront à d’autres manifestants, à Toronto, pour faire passer leur message à Jean-Paul II, même si leur demande pour le rencontrer personnellement a été refusée.

JMJ : plus de 30 000 jeunes pèlerins au spectacle de Montréal

Mise à jour le lundi 22 juillet 2002, 17 h 27 .

L’atmosphère dans le stade était à la fête.

Plus de 30 000 jeunes pèlerins se sont rassemblés dimanche soir au Stade olympique de Montréal pour le grand spectacle qui marquait la fin des festivités montréalaises de la Journée mondiale de la jeunesse et le grand départ vers Toronto.

Le spectacle, qui mettait en vedette plusieurs artistes, dont Dubmatique, Mario Pelchat, Mélanie Renaud et Florent Volant, avait un caractère plus spirituel que religieux.

À Québec

Environ 23 000 personnes ont assisté samedi au spectacle «Toutes les voix du monde» à Québec, dont quelque 8000 jeunes pèlerins venus de divers pays du monde pour la Journée mondiale de la jeunesse de Toronto. Parmi les artistes qui se sont produits, on compte Luck Mervil, Richard Small, Nathalie Byrns ainsi que des chanteurs et des groupes originaires d’Afrique, d’Amérique latine et de Chine. Grégory Charles et ses Petits chanteurs de Laval ont offert une formidable prestation au public avec un gospel inspiré.

Différentes cultures étaient représentées.

À l’origine, on attendait 60 000 personnes, mais depuis le début des festivités autour des JMJ, les organisateurs ont dû constater que l’affluence est moindre que ce qui était prévu. Alors que 1,5 million de personnes avaient participé à ce rassemblement à Rome en 2000, on attend environ 350 000 à 500 000 pèlerins à Toronto.

Jean-Paul II confirme son arrivée mardi

De Castel Gandolfo, en Italie, le pape Jean-Paul II a salué les pèlerins qui convergent vers le Canada pour la JMJ dont les principales activités se dérouleront entre le 23 et 28 juillet. Le Saint-Père, 82 ans, a assuré qu’il arriverait à Toronto ce mardi, alors que sa santé chancelante fait toujours craindre le pire aux autorités catholiques. Le pape est d’ailleurs apparu le visage marqué par la douleur et le dos très voûté.

Hymne National des révérende Sœurs de la Charité de la Providence.

Hymne des Sœurs de la Charité de la Providence Parole

Hymne National des révérende Sœurs de la Charité de la Providence en Karaoké

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