Archives de catégorie : vidéos

recueille de nos vidéos

De la crèche à l’asile l’enfance internée

Mise en ligne le 6 nov. 2011
De la crèche à l’asile l’enfance internée
On appelle ca un crime pas respecter les lois internationaux, Les droit de L’homme.
[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=j1wrdvfepa8[/embedyt]
Les bonnes sœurs Gilberte Villeneuve Un jour après le 18 mars elle est venue nous dans ma classe annoncer a partir d’aujourd’hui vous êtes tous des fous. Elle s’avait bien se qu’il arriverait a cet enfants elle dit se sont des enfants éducables elle était complice de sa communauté d’agir en obéissance a ses supérieures. Tant au docteur barbeau la commission scolaire de Montréal la mit dehors pour les documents faits sur le classement des enfants en difficulté d’apprentissages UN docteur plus malades que ces patient dans les institutions psychiatrique

Des excuses de Lucien Bouchard

Le plus grand complot fait par la grosse pointure du faux pape Lucien Bouchard Avocat des religieuses lui même voulait devenir prêtre a sabote une commission d’enquête demander par les orphelins(es) de Duplessis quel collusion et corruption.

Lucien Bouchard: un curé de campagne je vous Bénit ma Gange de malades non lucide.

Dans sa jeunesse, Lucien Bouchard voulait  devenir prêtre. Dans un petit village du pays, il se voyait sans doute déjà se bercer tout en égrenant pieusement son chapelet. Il aurait participé à la vie communautaire … conseillé ses ouailles sur la vie de famille… corrigé les p’tits gars qui parlent mal… Il aurait changé la vie en la rendant plus morale. « Sagesse. Sacrifice. Autorité », telle aurait été sa devise

 

Lucien Bouchard: un curé de campagne

Un nouveau genre de curé

Le curé qui sommeille en Lucien Bouchard n’est jamais entièrement disparu, il a simplement revêtu des habits plus modernes, moins poussiéreux. Il y a longtemps que les religieux ont troqué la vertueuse toge ecclésiastique pour le complet cravate de l’avocat ou du politicien.

Lucien Bouchard est littéralement connecté avec le Bon Dieu. C’est pour cette raison que son discours n’est pas partisan, subjectif ou égoïste comme celui des groupes de pression. Sa bonne parole est d’ailleurs généralement ponctuée de vérités divinatoires, absolument infalsifiables et étrangères au commun des mortels, du type : « le Québec veut », « ce n’est pas ce que pense le Québec »,  « c’est le gros bon sens », « il faut voir la vérité en face », etc.

Mise en ligne le 7 nov. 2011
06-excuses de Lucien Bouchard.

Date de diffusion : 4 mars 1999
Le 4 mars 1999, le premier ministre Lucien Bouchard présente des excuses officielles aux orphelins de Duplessis, assorties d’un fonds d’aide spécial de 3 millions. Le premier ministre refuse toutefois d’accorder des indemnités individuelles et de tenir une enquête publique sur cette question.

Après s’être entretenu avec Robert Perreault, ministre des Relations avec les citoyens, le journaliste Jacques Beauchamp recueille les réactions de Bruno Roy, président du Comité des orphelins de Duplessis. Ce dernier estime que le geste du premier ministre est insuffisant et manque de sincérité.

Dans sa déclaration ministérielle, le chef du gouvernement souligne parallèlement le dévouement et l’abnégation de milliers de religieuses et de religieux qui œuvraient dans ces institutions spécialisées.

L’offre de Québec est catégoriquement rejetée par le Comité des orphelins de Duplessis, qui la juge « humiliante» . Quant au protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, il critique lui aussi sévèrement la décision du gouvernement Bouchard de ne pas accorder d’indemnisations individuelles aux orphelins. Il souligne que, ailleurs au Canada, des compensations individuelles pour des dommages similaires ont été versées.

[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=RWnujEcHiJ8[/embedyt]

ORPHELINS DE DUPLESSIS

Mise en ligne le 6 nov. 2011
ORPHEINS De la crèche à l’asile : l’enfance internée
Hôpital St Julien Pour les filles A St-Ferdinand D’Halifax 1870. L’Hôpital St-Julien fut fondé en 1870 par l’abbé Julien-Melchior Bernier qui fut d’ailleurs le premier curé de Saint-Ferdinand.
Je suis allé visiter l’extérieur de l’hôpital St-Julien (St-Ferdinand de Halifax) ainsi que le cimetière qui lui fait face. J’ai été bouleversée par cette visite. Il faut savoir que cet hôpital a accueilli jusqu’à 1468 personnes féminines en 1961. Nombreuses de ces enfants avaient reçu diverses étiquettes: aliénées mentaux, débiles mentaux, retardées, etc. Étiquettes attribuées gratuitement. Ces enfants étaient des enfants de Duplessis.
Des enfants sans famille. Des enfants abandonnées par des filles-mères ou même par des familles trop pauvres pour s’occuper de leurs enfants.
Victimes principal du Filme: Marion Kelly, Alice Quinton, Francine Deslonchamps. Le docteur Denis Lazure un des principaux qui dit la vérité sur l’histoire.
[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=aHJH8hhAosM[/embedyt]

Il arrive que, par amour, une mère soit obligée d’abandonner son enfant. Elle n’est pas méchante, bien que ce soit ainsi qu’elle est le plus souvent jugée, mais elle n’a rien à donner. Si elle garde son enfant, celui-ci n’a aucune chance. Alors, par amour, elle l’abandonne. À quel destin son enfant est-il voué ? Plus près de nous, les orphelins de Duplessis constituent des exemples bien concrets. Ces enfants, à leur naissance, ont été qualifiés d’«enfants naturels» et d’«enfants illégitimes». Leur baptistaire précise, la plupart du temps, qu’ils sont de «parents inconnus». Ils n’ont pas été adoptés et ont vécu leur enfance, leur adolescence, voire leur vie adulte dans des institutions tenues par les communautés religieuses ou dans des fermes où ils travaillaient sans salaire. Quel sort était réservé à ces enfants de « filles-mères », comme on les appelait à l’époque ? Cet ouvrage veut donner une vision exacte, fiable et objective de ces hommes âgés et seuls, en quête d’identité, pour élargir et approfondir le contenu des débats jusqu’à leur insertion familiale et sociale. Il nous faut comprendre cette problématique si nous voulons éviter qu’elle se reproduise.

Duplessis Orphans: 100,000 orphans used in clinical trials at Catholic

Publiée le 18 août 2012
Look into « Les Enfants de la Grande Noirceur (The Children of Great Darkness) to learn how children were stolen, claimed « wards of the state », then placed in catholic institutions where they were then used as human expperiments. The orphanages were converted into mental asylums since the vatican figured out they could get more money per child per day in a mental institution. The victims want justice for all the torture they have endured. They have tried to pay off the victims a minimal fee for all the years of torture however this is not about money, this is about justice, why are these criminals still administering these institutions and why are they not behind bars?

The Protect Your Children Foundation is committed to exposing all the lies and crimes of religion worlwide to alert the nations of the dangers these criminal organizations pose in our communities. For more information, visit: http://vaticancrimes.us and http://www.protegeatushijos.org
Acheter « The Violet Hour »

ORPHELINS DUPLESSIS

Mise en ligne le 6 nov. 2011
ORPHELINS DUPLESSIS De la crèche à l’asile : l’enfance internée
Date de diffusion : 9 mars 1980
Des milliers d’enfants grandissent dans les orphelinats administrés par les communautés religieuses. Personne ne veut s’occuper de ces enfants du péché dont se chargent les religieuses. Les orphelinats sont surpeuplés. Avec peu de moyens financiers, les religieuses tentent tant bien que mal d’élever et d’éduquer ces enfants. Ces derniers souffrent néanmoins de carences affectives causées par l’absence d’une présence parentale.
Date de diffusion : 24 janvier 1993
En 1993, le Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID) engage un recours collectif afin d’obtenir réparation de la part du gouvernement du Québec et des communautés religieuses responsables des hôpitaux psychiatriques. Créée en 1992, cette association est chargée de « revendiquer pour des milliers d’orphelins sans voix leur dignité et leurs droits et d’exiger que justice leur soit rendue ». Le juge André Denis de la Cour supérieure rejette ce premier recours collectif des orphelins.
[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=MA4PkVt0Jsw[/embedyt]
En 1993, le Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID) engage un recours collectif afin d’obtenir réparation de la part du gouvernement du Québec et des communautés religieuses responsables des hôpitaux psychiatriques. Créée en 1992, cette association est chargée de « revendiquer pour des milliers d’orphelins sans voix leur dignité et leurs droits et d’exiger que justice leur soit rendue ». Le juge André Denis de la Cour supérieure rejette ce premier recours collectif des orphelins. Les enfants illégitimes internés au Mont-Providence après 1955 grandissent dans un asile. Les contacts avec le monde extérieur sont presque inexistants : les grillages aux fenêtres et les clôtures qui entourent l’édifice attestent de cet enfermement.

Bruno Roy dénonce la conspiration de l’Église et de l’État

Mise en ligne le 7 nov. 2011
Bruno Roy dénonce la conspiration de l’Église et de l’État
décret 916 pour mettre ces enfants débilitées mental
ATTENDU que le Mont-Providence, de Montréal, est une institution reconnue d’Assistance Publique, conformément aux Statuts Refondus de Québec, 1941, chapitre 167, section III, article 9 et qu’elle fait partie de la classe D-2 pour l’éducation des arriérés mentaux;
ATTENDU QUE la communauté des SS. de Charité de la Providence désire faire de cette institution un hôpital pour la traitement des idiots et des séniles et qu’elle s’engage à prendre 1,000 de ces malades;
ATTENDU QUE le Comité d’hospitalisation du Québec recommande la transformation du Mont-Providence en hôpital pour le traitement des idiots et des séniles; ATTENDU QUE les religieuses s’engagent à faire les réparations nécessaires pour la garde de ces malades;
ATTENDU QUE les dites religieuses s’engagent à ne donner ou constituer aucune hypothèque sur leur immeuble et terrain actuels du Mont-Providence, sans le consentement du Lieutenant-gouverneur en conseil;
ATTENDU QUE une fois cette institution transformé en hôpital, les religieuses s’engagent à ne pas changer cette oeuvre d’hospitalisation pour un autre, sans le consentement du Lieutenant-gouverneur en conseil;
ATTENDU QU’il y a un besoin extrêmement urgent d’avoir plus de lits pour hospitaliser les cas de maladie mentales;
ATTENDU QUE la communauté des SS. de charité de la Providence, s’engage à appliquer le présent octroi au Ministère de la santé, exclusivement aux fins nouvelles ci-dessus;
ATTENDU QU’il est urgent de venir en aide aux Révérendes Soeurs de Charité de la Providence pour l’aménagement et la transformation du Mont-Providence;
IL EST ORDONNÉ en conséquence, sur la proposition de l’honorable Ministre de la santé;
QU’un octroi au montant de trois millions de dollars (3,000,000.00) soit accordé au Mont-Providence (RR. SS. de Charité de la Providence), de Montréal et payé a raison de un million de dollars (1,000,000) par année, pendant trois (3) ans, à compter de l’année fiscale 1954-55, conformément aux dispositions de la Loi relative aux maladies mentales, chapitre 47. 15-16 George VI. 1951-52, article 2, et à la Loi de l’impôt provincial sur le revenu (l954);
QUE, de plus, advenant le transport de cet octroi à une société de fiducie, société bancaire, ou toute autre institution de ce genre, le Ministre de la santé, ou le sous-ministre, soit autorisé, le cas échéant, à signer, pour et au nom du gouvernement de la province, tout acte ou contrat relatif au transport de cet octroi en faveur de telle société.
[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=MjIlAxv-fNk[/embedyt]
Pas juste de l’église et l’état il y a aussi les religieuses (sœur de la charité de la Providence),elles ont signé le décret 816.
et les psychiatres du Québec ont conspiré en accord avec les autres responsables mentionnés en haut

ORPHELINS Bruno Roy dénonce la conspiration

Mise en ligne le 7 nov. 2011
ORPHELINS  Bruno Roy dénonce la conspiration de l’Église et de l’État
• Président de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois de 1987 à 1996 et de 2000 à 2004, Bruno Roy a également fondé la première Maison des écrivains à Montréal. Il a siégé au comité du Mouvement Québec français de 1987 à 1996. Outre des ouvrages sur la chanson québécoise, Bruno Roy a publié des recueils de poèmes, dont Les Racines de l’ombre.

[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=LUZSeM6kk4U[/embedyt]

• Bruno Roy est l’auteur d’une trilogie romancée de l’histoire des orphelins de Duplessis : Les Calepins de Julien, Les Heures sauvages et L’Engagé. Troisième volet du cycle, L’Engagé relate la vie d’un orphelin exploité par un agriculteur sans scrupules.

• L’écrivain a scénarisé la télésérie Les Orphelins de Duplessis, réalisée par Johanne Prégent et diffusée au printemps 1997 à Radio-Canada.

• Explorant le thème de l’abandon à travers le langage poétique, Bruno Roy écrit dans Les Racines de l’ombre :

Le protecteur du citoyen appuie les orphelins

Mise en ligne le 7 nov. 2011
Le protecteur du citoyen appuie les orphelins  Date de diffusion : 29 janvier 1997
Daniel Jacoby estime que « l’heure n’est plus à la recherche de coupables mais aux excuses publiques ». Dans le rapport qu’il dépose en 1997 sur les orphelins de Duplessis, le protecteur du citoyen estime que le gouvernement a la responsabilité ultime dans ce dossier et se doit par conséquent de reconnaître ses fautes. Il propose également qu’un montant de 1000 $ par année d’internement soit versé aux orphelins. Une semaine après le dépôt du rapport, Pierre Maisonneuve rencontre le protecteur du citoyen.

[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=HTIqHfFuu-U[/embedyt]

Le rapport du protecteur du citoyen, intitulé Les enfants de Duplessis : à l’heure de la solidarité,(Du Gouvernement qui fait sont affaire) propose un règlement à l’amiable comportant notamment des excuses publiques de la part du gouvernement provincial, des congrégations religieuses et de l’ordre professionnel des médecins, de même qu’une indemnisation personnelle des victimes. Daniel Jacoby s’inspire alors de règlements semblables dans d’autres provinces canadiennes.
Att: Jamais semblables un sur quatre pour un Exemple les autre provinces un coupable au Québec quatre coupables 1-Gouvernement du Québec 2-Gouvernement du Canada
3-Les sœurs de la charité de la Providence 4-Les psychiatres du Québec. Un seulement qui paie trois autres Le gouvernement du Québec va donner des miettes et vous les autres les victimes vont signé pour ne faire de poursuite voila comme ont dit: semblable aux autres provinces.

Naître et ne pas être.wmv

Dans les creches les sœurs ont vendu des milliers d’enfants dans plusieurs pays.

Mise en ligne le 14 déc. 2011
Reportage sur les orphelins de Duplessis réalisé dans le cours de Reportage télévisuel donné par Alain Vézina. Réalisé par Christian Roy, Elsie Roy-Cormier, Myranie Bray, Jérémie Maillé-Bizier et Julie Parisella.

Drame inventé par la religion avoir honte d’avoir enfanté sans la permission de l’églises catholique Les valeurs (Les Voleurs de vies) Québécoise.
Ont veut garder ses valeurs dans la charte Québécoise encore la croix prédominance du folklore et des colonnes religieux de notre société en discutions
de tous les jours. Au de la de tous ses signes il y a des victimes qui n’on pas eu leur dignité humaine donc quel mérite.

Dortoir de l’asile de Longue Pointe (Saint-Jean-de-Dieu) en 1911. (photo: les Badauds de Mercier-Est – FF)

Pamplemousse.ca publie le 7e et dernier texte d’un dossier sur Robert Carrière, historien de Tétreaultville et Longue-Pointe. Dès la semaine prochaine, M. Carrière collaborera au Journal de Mercier-Est à titre de chroniqueur.

Robert Carrière a passé des années à fouiller les archives nationales et celles des paroisses et institutions du quartier. Ce qu’il a découvert l’a souvent révolté. Comme le sort que l’on réservait aux démunis. Surtout les orphelins et leurs mères.

«Personne n’avait réellement fait ce genre de recherches avant moi. C’est comme si le sujet était tabou», dit-il. De fait, ses recherches ont alimenté plusieurs médias ainsi que des documentaristes, comme Marc Petitjean, qui réalisera «Les orphelins de Duplessis», pour la chaîne Arte France, et le cinéaste Benoit Pilon, qui réalisera «Nestor et les oubliés» en 2006. Il a aussi fait une dizaine d’émissions avec la Chanteuse et animatrice Claude Valade sur le sujet, au canal Vox, aujourd’hui MAtv. Il en a tiré un recueil sur l’histoire des filles-mères au Québec dont il en a vendu plus de 200 exemplaires. Il en a aussi résulté la page Facebook «L’histoire des crèches du Québec» qui compte plus de 330 membres.

Robert Carrière recueille des témoignages ainsi que des informations auprès du public ou dans les journaux et archives remontant à plus d’un siècle. «Ce que j’ai trouvé m’a parfois enragé. Il y a quelques jours, une personne m’a écrit pour me dire qu’elle se désinscrivait du site. Pas parce qu’elle ne trouvait pas ça bon: elle était incapable de continuer çà lire tellement elle trouvait cruel le sort réservé aux filles-mères ou aux orphelins!»

Robert Carrière s’est intéressé au sujet par hasard. Il déjeunait avec un ami qui lui raconte l’histoire des crèches québécoises et qui connaît une femme qui cherchait sa mère depuis une quarantaine d’années. Elle n’avait qu’un indice: une plaque posée sur le sol d’un champ d’un ancien cimetière abandonné dans l’est de Montréal. Les deux hommes se rendent sur place et Robert Carrière découvre la plaque. Puis il s’enfonce dans le sol avec la pierre tombale. Il venait de découvrir une fosse commune.

Le dortoir ou reniais le silence complet tous couchais sur le meme coté Nord ou sud 

  1. Carrière lance ses recherches pour découvrir qu’avant 1942, les documents reliés à l’adoption, au Québec, sont pratiquement impossibles à obtenir. Il faut les trouver par des moyens détournés. Ou se fier uniquement aux témoignages, souvent bouleversants, des orphelins. Ces derniers étaient maltraités, battus, violés. Des milliers ont été envoyés dans les institutions psychiatriques, surtout à l’époque où Maurice Duplessis était Premier ministre du Québec. Car la province subventionnait les hôpitaux psychiatriques en fonction du nombre de patients. Pourtant, une majorité n’avait aucun antécédent de maladie mentale. Certains ont même fait l’objet d’expériences médicales et de tests de médicaments. Plusieurs en moururent. Des milliers ont vu leurs dossiers falsifiés par les autorités de l’époque, dont le gouvernement, l’église et le Collège des médecins. Relâchés à leur majorité, sans éducation, mal préparés à la vie d’adulte, plusieurs orphelins, incapables de s’intégrer à la société, tombèrent dans le crime, la maladie mentale ou se suicidèrent. Québec, notamment le gouvernement de Lucien Bouchard, a refusé d’indemniser les orphelins de Duplessis jusqu’en 1999. En 2001, le gouvernement de Bernard Landry offrit ses excuses et indemnisa ceux qui avaient été illégalement déclarés malades mentaux, mais pas les victimes de viols et autres sévices. Il s’agit du plus important dossier de maltraitance et un des plus grands scandales de l’histoire du Québec. Un site internet répertorie aujourd’hui les témoignages des orphelins de Duplessis.

En 1942, Québec avait voté une loi permettant aux communautés religieuses de vendre toute dépouille d’orphelin non revendiquée aux écoles de médecine. Cette pratique a perduré jusqu’à la fin des années 1960. On soupçonne que plusieurs cadavres étaient ceux d’orphelins, souvent mineurs, sur qui on avait procédé à des expériences médicales.

«À l’époque, avoir des enfants hors mariage, ce n’était tout simplement pas accepté, dit-il. Le curé refusait de baptiser les bébés. Les filles-mères ne pouvaient pas revenir à la maison. Certains de ces enfants illégitimes voulaient devenir prêtre mais n’ont jamais pu: ils étaient des enfants sacrilège! Les religieuses géraient les hôpitaux à l’époque et disaient aux filles-mères qui venaient d’accoucher que leurs enfants étaient morts-nés. C’était un mensonge: ils étaient destinés aux crèches. Les religieuses étaient très dures.»

  1. Carrière rappelle que dans les années 1950, entre 4000 et 5000 bébés sans nom naissaient chaque année dans la région de Montréal. De ce nombre, 1600 avaient une maman prostituée. On enfermait souvent ces dernières à la prison pour femmes, rue Fullum. Plusieurs filles-mères, qui n’étaient pas des prostituées, étaient aussi envoyées en prison, souvent sur recommandation de Mgr Louis Réhaume, à qui l’on doit la création d’un orphelinat à Mont-Laurier. Plusieurs jeunes femmes séjournaient derrière les barreaux pendant des années, jusqu’à leur majorité, qui était alors fixée à 21 ans.

«Dans les villages, ne pas avoir d’enfant était mal vu. Surtout chez les notables. De nombreuses femmes de notaires mettaient un oreiller pour simuler une grossesse. La femme quittait pour Montréal au bout de neuf mois. Officiellement pour y accoucher. En réalité, elle revenait avec un bébé provenant d’une fille-mère, adopté à la crèche. Il y avait même des commandes spéciales, surtout des filles. Les jeunes garçons, eux, travaillaient pour les communautés religieuses. On les payait 40$ par mois pour travailler aux champs comme des forçats. Une foule d’entre eux ont été violés par des religieux.»

«Il y avait beaucoup d’hypocrisie autour de la religion à l’époque», ajoute-t-il.

Robert Carrière a découvert que plusieurs orphelins québécois ont été envoyés en France. Certains ne connaîtraient même pas leurs origines! «Après la deuxième guerre mondiale, les Français se sont mis à acheter tous les bébés des crèches québécoises. On les envoyait là-bas dans de petites boîtes en carton, par avion. Le phénomène a cessé en 1972. Les parents adoptifs ne savaient même pas d’où les bébés venaient. On les a surnommés le chaînon manquant

     

La Crèche d'Youville 1933
La Crèche d’Youvil
La Crèche d'Youville
La Crèche d’Youville

Histoire du Québec Le Temps de Duplessis

Histoire du Québec  – Le Temps de Duplessis
Conrad Black livre
Conrad Black livre de Duplessis préméditation

Mise en ligne le 5 août 2011

Réalisé par Gilles Carle (1928-2009)

Maurice Duplessis était un avocat et homme politique Québécois. Il fut premier ministre du Québec de 1936 à 1939, et de 1944 à 1959. Fondateur et chef du parti politique conservateur l’Union nationale, il forgea sa réputation en démasquant la mauvaise conduite et le trafic d’influence du premier ministre libéral Louis-Alexandre Taschereau. En même temps, on se souvient de lui pour la corruption et les manœuvres douteuses, endémiques dans son gouvernement.

[embedyt]http://www.youtube.com/watch?v=KlMmWYTNYDA[/embedyt]

L’expression « Grande noirceur » désigne, dans la conscience historique des Québécois, la période de 15 ans qui s’étend de l’Après-guerre jusqu’au décès de Maurice Duplessis de 1945 à 1959. Malgré l’image d’ensemble que l’on en retient habituellement, il s’agit d’une période où le changement social frappe de plein fouet l’ensemble de la société québécoise à l’instar des autres sociétés occidentales.

Des enfants étiquetés comme « débiles mentaux » et utilisés comme cobayes pour des expérimentations psychiatriques.

Dans les années ’40, ’50 et ’60 plusieurs dizaines de milliers de jeunes enfants Québécois, certains estiment qu’il y en aurait eu jusqu’à 100’000, furent placés dans des orphelinats avec la promesse qu’ils seraient bien traités et qu’ils recevraient une bonne éducation. Suite à diverses pressions de l’industrie de la santé mentale canadienne et québécoise, ces enfants tombèrent ensuite sous la coupe de psychiatres qui les déclarèrent « débiles mentaux » et leur imposèrent des conditions de vie carrément inhumaines.

Il a été rapporté que jusqu’à 50’000 d’entre eux, tous des enfants normaux et innocents, seraient morts ou auraient disparu dans des hôpitaux psychiatriques du Québec. Des dizaines de milliers de ces jeunes enfants furent maltraités et torturés et un pourcentage important d’entre eux devinrent des cobayes pour des expérimentations psychiatriques au moyen de drogues expérimentales, d’électrochocs et de lobotomies.

Selon Mme Christine Hahn, une journaliste d’investigation canadienne dont les recherches et les reportages sur le drame des Orphelins de Duplessis ont été publiés dans le Magazine Freedom, «…au cours des sept dernières années, j’ai pu découvrir une quantité scandaleuse d’actes criminels faits à ce groupe [les orphelins] et les révélations continuent. En plus des actes d’abus physiques bien documentés, j’ai été capable de documenter que ces enfants innocents furent utilisés au cours d’expériences illégales faites avec de la chlorpromazine, un médicament mieux connu sous le nom de Largactyl.» Mme Hahn trouve révoltant et inacceptable qu’aucun des psychiatres ayant « traité » ces orphelins n’ait jamais été blâmé, accusé ou discipliné par le Collège des médecins ou par les Associations canadienne ou québécoise de psychiatrie.

La conférence de presse tenue à la Librairie Atwater de Montréal, lundi le 5 février, a permis de comprendre davantage l’ampleur des crimes commis contre ces dizaines de milliers d’Orphelins. Pour ceux-ci, il ne s’agit de rien de moins que du crime du siècle commis en Amérique du Nord. Et ils veulent obtenir des réponses à des questions pressantes. Par exemple, ils veulent savoir comment il a pu être possible qu’une telle quantité d’enfants normaux et innocents aient pu tout à coup être plus maltraités que des animaux ? Combien d’enfants sont morts ou ont souffert des dommages irréparables dans chaque institution psychiatrique ? Quels « traitements » tels que l’utilisation de drogues débilitantes, d’électrochocs et de lobotomies ont été utilisés contre ces enfants, sur combien et par qui ? Quelles expérimentations ont été menées, par qui et qui exactement les finançait ? Qui était au courant de ces crimes et de ces violations des droits humains et qui a cherché à dissimuler l’affaire ou qui n’a rien fait ? Qui en a tiré profit ?

Go To : www.orphelinsdeduplessis.com